François De Smet était l'invité de Bel RTL ce matin. L'occasion pour lui de revenir sur la formation fédérale et la probable coalition "Vivaldi", dont son parti est exclu.

Au micro de Fabrice Grosfilley, le président de Défi s'est dit "consterné" par la tenue des débats et les rebondissements des dernières quarante-huit heures. "Ce n'est plus une formation fédérale, c'est une sorte de sitcom", a-t-il déclaré. "C'est Hélène et les garçons".

"L'avenir du pays est suspendu à la question de savoir si Georges-Louis va arriver à regagner la confiance de Paul, Conner et les autres", a déploré le politicien. "C'est une mauvaise sitcom et cela devient vraiment ridicule".

François De Smet a rappelé l'importance de former un gouvernement, à l'heure où le secteur de l'Horeca et le monde de la nuit continuent de souffrir, et les contaminations au Covid-19 d'augmenter. "C'est le décalage entre ces petits jeux politiques et la hauteur des enjeux qui va envoyer la classe politique dans un grand crash collectif si on ne se réveille pas maintenant!", a averti le président de Défi.

En outre, François De Smet a également salué la décision du souverain de ce lundi: "Je crois que le Roi a eu raison de refuser la démission. Aller aux élections ne résout rien."

Pour Johan Vande Lanotte, "restaurer la confiance est essentiel"

Si l'on veut donner encore une chance à la coalition Vivaldi, il est essentiel de rétablir la confiance entre les futurs partenaires, a affirmé mardi matin l'ancien président du sp.a, Johan Vande Lanotte. "Mais tout le monde a-t-il vraiment l'objectif de former un gouvernement? ", s'est-il interrogé dans l'émission "De Ochtend" sur Radio1. Lundi, le roi a refusé la démission du duo de préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau, leur laissant 48 heures pour débloquer la situation.

Ce refus n'est pas étonnant, a souligné Johan Vande Lanotte, qui n'est pas non plus surpris par la crise que traversent les négociations. Une crise nécessaire, selon lui. "Ou alors, on aurait sauté dans le ravin les yeux fermés. Mais maintenant qu'elle a éclaté, la question est de savoir comment en sortir", a poursuivi M. Vande Lanotte.

Cette sortie de crise ne pourra avoir lieu qu'en restaurant la confiance entre les partenaires. Et pour ce faire, "un signal clair" est indispensable, a encore estimé l'ancien président du sp.a et ministre d'Etat en rappelant que tous les partis de la Vivaldi sont "remplaçables". "On peut continuer les négociations sans le MR. Mais c'est possible aussi sans le sp.a", a-t-il dit.

Enfin, un départ difficile n'hypothèque pas forcément la suite du parcours. "Il n'y a pas eu tellement de gouvernements dont les débuts ont été simples", l'essentiel restant de partager la volonté de faire fonctionner cet exécutif, a conclu Johan Vande Lanotte.