"On supprime les sanctions drastiques actuelles", a-t-il observé, face aux critiques du PTB. "On assouplit, on affaiblit les sanctions. Actuellement, lorsque l'on ne répond pas, la suspension (de l'indemnité) est complète ! 100% ! Pas 2,5% mais 100% ! Allez-vous soutenir cela ou non?" La question de la remise au travail des malades de longue durée, qui s'inscrit dans le cadre de l'ambition affichée de la Vivaldi d'atteindre un taux d'emploi de 80% à l'horizon 2030, fait débat. Aujourd'hui, 500.000 travailleurs sont en congé maladie de plus d'un an, soit plus que le nombre de chômeurs.

Le Conseil des ministres avait approuvé mi-mai l'avant-projet de loi, confirmant les annonces faites en octobre 2021. Un mécanisme sera mis sur pied pour accompagner le malade de longue durée en mesure de travailler à nouveau, même partiellement, vers un emploi en trouvant des formules adaptées.

Le processus devrait s'enclencher par un questionnaire destiné à évaluer comment se sent l'intéressé et s'il est prêt à reprendre le travail. À partir du 1er janvier 2023, en cas de refus répété et non justifié de le remplir ou de répondre aux invitations qui suivent, le travailleur risque de perdre 2,5% de son indemnité d'incapacité de travail.

Seule la réponse au questionnaire est obligatoire. "La participation à ces trajets (de retour au travail) est totalement volontaire !", a souligné Frank Vandenbroucke. Ils s'adressent aux personnes "qui ont effectivement le plus de chances de revenir au travail, qui voient elles-mêmes qu'elles ont des possibilités. Toute personne contre cela est contre une politique qui aide les gens qui voient des opportunités." Le ministre a qualifié le dispositif projeté de "très prudent". "Il faut arrêter de faire un tollé et voir cela de façon honnête", a-t-il conclu, alors que le PTB a d'ores et déjà annoncé vouloir tout faire pour bloquer le texte.