Mardi, le ministre de la Santé a détaillé plusieurs mauvaises nouvelles concernant l'évolution de la situation pandémique dans notre pays et les nouvelles règles, plus strictes, auxquelles la population devait se plier.

A la question de savoir comment il allait s'y prendre pour faire respecter la bulle de 4 personnes, Frank Vandenbroucke a tout d'abord voulu répondre par l'urgence de la situation actuelle dans notre pays.

"Il faut tout d'abord comprendre la fatigue des gens, elle est réelle. Les gens en ont marre. C’est difficile parce qu’on leur demande encore un effort supplémentaire. Mais il faut des mesures, c’est vraiment une urgence." La bulle de 4 sonne alors comme une évidence pour le ministre de la Santé. "Ce que nous avons décidé, c'est de prendre des mesures simples avec quelques chiffres et c'est là que le chiffre 4 est arrivé. Vous pouvez inviter 4 personnes chez vous en dehors de votre ménage sous votre toit mais pas plus. (...) Nous allons combattre ce virus avec le chiffre de 4."

Frank Vandenbroucke avoue également éprouver un certain chagrin sur la dureté des mesures mises en place au niveau des cafés. Des règles douloureuses qu'il faut prendre tant les chiffres sont mauvais comme il l'explique. "Je regrette vraiment et je trouve ça douloureux que les cafés doivent fermer à 23 heures, c’est très tôt pour eux. L’ambiance que l’on recherche vient souvent après cette heure. Mais regardez la fermeture totale à Paris. Si nous en sommes à faire ça, c'est pour éviter le lockdown. Il faut éviter ça."

Frank Vandenbroucke élargit ensuite le sujet en citant les entreprises et les écoles qui doivent également faire attention. "Il faut que les entreprises puissent tourner afin que les gens gardent leur emploi tout comme les écoles qui doivent rester ouvertes. Pour garantir cela, il faut que nos contacts rapprochés soient extrêmement limités et que la distanciation soit respectée. Nous savons aussi que c'est plus compliqué de faire respecter ça dans un café s'il y a de l'ambiance, c'est plus difficile que dans les restaurants. Et pourtant je sais bien qu’il y a beaucoup de cafés qui font énormément d’efforts."

Au niveau de la situation dans les universités dans les écoles, il faut s'attendre à plusieurs fermetures ces prochains jours. Une situation qui se généralisera par la suite ? "Je ne peux pas garantir que les écoles et les universités vont rester ouvertes. C’est notre volonté mais on est devant une crise qui peut exploser. La seule garantie, c’est la solidarité, ce sont nos comportements. Nous devons respecter la distanciation sociale. Si elle n’est pas possible, portons un masque. Je crois que les Belges ont encore cette capacité." 

En ce qui concerne la circulation du virus du virus dans notre pays, le ministre de la Santé semble très inquiet. "Elle est trop importante pour le moment. On ne peut pas vivre avec un niveau de circulation tel que nous le connaissons maintenant. La raison est claire : au début, la circulation cesse si ce sont des personnes qui ne sont pas âgées qui sont touchées. Mais j’ai des études très étoffées, en France notamment, où l’on voit très bien l’évolution de semaine en semaine. D’abord, ce sont les jeunes, puis ça touche des personnes un peu moins jeunes. Et puis, les personnes âgées sont touchées. Le grand risque, c’est que nos systèmes de soins soient débordés, qu’on ne puisse plus organiser le testing, qu’on se retrouve dans le brouillard et qu’on perde le contrôle. Et ça, c’est ce qu’il faut éviter. Il faut assurer que nos docteurs aient la capacité de travailler dans des conditions décentes. La circulation est donc trop grande actuellement."