Depuis le Comité de concertation de ce mercredi, les critiques fusent à l'encontre de la décision du gouvernement de fermer la culture. Beaucoup estiment en effet que les théâtres et cinémas, avec les mesures de sécurité mises en place, ne sont pas des lieux de propagation du coronavirus. Même au niveau politique, les réactions sont nombreuses pour fustiger cette restriction imposée par le Codeco.

Auprès de nos confrères du Moustique, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke est revenu sur ce choix fort qu'il continue de défendre malgré la salve de critiques. "Je sais qu’il y a une contestation majeure des dernières décisions prises", reconnaît-il d'emblée, avant de préciser qu'il rencontrera des représentants du secteur culturel mardi. "S’il y a une évolution positive dans les chiffres, je suis prêt à revoir rapidement ce qu’on a décidé pour eux et réfléchir à une solution plus nuancée", ajoute-t-il.

Frank Vandenbroucke signale par contre qu'en cas de mauvaise évolution de l'épidémie, il va peut-être falloir prendre des mesures additionnelles, voire tout fermer comme le suggère le groupe d'experts du GEMS. A propos des experts, qui ont eux aussi dénoncé la fermeture des lieux culturels, le ministre de la Santé précise: "Le GEMS n’est pas responsable. C’est nous, politiques, qui le sommes. Je ne me cache jamais derrière les experts. C’est moi. Les experts donnent des avis. Ils avaient dit qu’il ne fallait rien fermer sauf en cas de mauvais chiffres où ils prônaient des fermetures totales de toute une série de secteurs.. On n’a fait ni l’un ni l’autre."

En ce qui concerne le mouvement de contestation au sein de la population, Frank Vandenbroucke - qui se dit fan de concerts également - le comprend. Mais au Moustique, il tient à souligner que l'on se trouve "devant l’inconnu avec Omicron". "Je ne me laisse pas guider par la popularité immédiate. J’essaie de faire ce qu’il faut faire, en étant toujours le porte-parole des accords intervenus, mais en connaissant aussi les difficultés et les souffrances que les mesures entraînent, et en essayant de continuer le dialogue", confie-t-il enfin.