Depuis le début de la crise, nombreux sont les experts qui ont pris la parole afin de donner leur avis sur la situation épidémiologique en Belgique. Entre ceux qui prédisaient une "deuxième vague" imminente et ceux qui regrettaient "les interprétations trop alarmistes", la population ne savait plus qui croire. Or, il apparaît aujourd'hui, chiffres à l'appui, que nous sommes bien au beau milieu d'une deuxième vague. Pourtant, le professeur Jean-Luc Gala déclarait encore mardi au Laatste Nieuws que "la situation était moins mauvaise qu'il n'y paraissait" et qu'on "surréagissait".   

Interrogé à ce sujet dans l'émission Terzake, Frank Vandenbroucke n'y est pas allé par quatre chemins. Il a regretté les prises de parole de certains experts, pointant spécifiquement du doigt le professeur Jean-Luc Gala. "Cet homme est incroyablement désinvolte. Vous n'avez pas besoin d'être virologue pour comprendre que si les lits d'hôpitaux en soins intensifs se remplissent, nous allons droit dans le mur", a expliqué le ministre fédéral de la Santé. "Que dira-t-il mi-novembre lorsque tous les lits en soins intensifs seront occupés? Quand les 2000 lits disponibles seront pris par des patients Covid? Il ne faut pas être infectiologue pour comprendre que si on multiplie les chiffres par deux, puis par deux, puis par deux, ça fait beaucoup. Ce sont des faits. C'est contre ça que je me bats".

D'autres virologues d'accord avec le ministre de la Santé

Emmanuel André partage manifestement le même avis sur l'infectiologue aux cliniques universitaires Saint-Luc puisqu'il a relayé l'extrait de Terzake avec la mention "voilà qui est clair".


Marc Van Ranst a également pointé du doigt le professeur Gala, dans l'émission "De Afspraak". "Ce qu'il fait est irresponsable, il fait partie du problème (...) C'est cet homme qui prétendait qu'il n'y aurait pas de deuxième vague. C'est lui qui disait qu'il n'y aurait pas de problème dans les hôpitaux. Il a tort, point final", a-t-il constaté dans des propos relayés par 7sur7. "Il pose un grand problème en Wallonie, parce qu'il apparaît tous les jours sur les chaînes de télévision. Arrêtez de lui donner du crédit!"

Le professeur Gala désavoué par les cliniques universitaires Saint-Luc

Ce mercredi après-midi, suite à ce qu'il y a désormais lieu d'appeler l'affaire Gala, l'institution où l'infectiologue exerce a publiquement réagi. Et exprimé son désaccord avec les prises de position récentes de Jean-Luc Gala, "contraires aux valeurs et au positionnement scientifique de l'institution".