Invité sur le plateau du JT de 19h30 sur la Une, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a commenté la situation prudemment. "Afin de trouver des solutions, je crois qu'il faut éviter des propos en public qui rendent les choses encore plus difficiles", a tout d'abord tenu a préciser le ministre, visant les déclarations de Pierre-Yves Dermagne et du parti Ecolo de ce lundi. Le vice-Premier ministre Vooruit a assuré garder sa confiance en Sammy Mahdi.

Frank Vandenbroucke a affirmé suivre la situation de près. "Hier, j'ai lancé une intervention médicale à grande échelle pour examiner tous les gens qui sont en grève. On a répété ça aujourd'hui. C'est une situation critique et en parallèle, il y a une démarche politique", a-t-il insisté. Selon lui, le nouvel envoyé spécial Dirk Van den Bulck, commissaire général aux réfugiés et apatrides, doit permettre de "relancer ce dialogue avec le message qu'on peut trouver des solutions".

Vers une régularisation rapide pour raisons de santé ?

Le ministre a appelé à trouver des solutions "sur mesure" pour les sans-papiers en grève. Un peu plus tôt, le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi, avait rappelé que les personnes sans-papiers gravement malades pouvaient introduire une demande de séjour pour raison médicale.

"Je crois qu'il faut vraiment lancer un dialogue au niveau de toutes ces personnes, des hommes et des femmes qui sont là, pour trouver des solutions. C'est ce qu'il faut pouvoir organiser aussi vite que possible", a-t-il assuré. Même si pour le ministre de la Santé, il est "évident" que l'on ne peut pas se permettre aujourd'hui une crise politique en Belgique, celui-ci insiste sur la gravité de la situation. "Même à côté du contexte politique, c'est une situation extrêmement pénible que l'on voit là. Il faut trouver des solutions, mais il faut trouver des solutions qui soient correctes et acceptables pour tous", a-t-il conclu.