C’est le premier jour de réouverture complète des restaurants. Vous aviez déjà pu profiter d’une terrasse ?

"Non, c’est la première fois. Je viens de passer devant un restaurant ici à côté en arrivant, j’ai commencé par m’excuser pour la situation difficile qu’il a dû traverser… Le patron m’a dit : ‘Pas de problèmes et dites bonjour à votre épouse !’ En revanche, j’ai fait tous les take away du coin."

Quel est le retour que vous donnent les Belges dans la rue ?

"Plutôt très positif. Ce n’est pas que les gens ne pensent pas à des choses négatives, mais ils ne les disent pas. Les Belges sont très polis."

Vous avez une image un peu spartiate. C’est une posture que vous prenez pour annoncer les mauvaises nouvelles ?

"J’ai cette image puritaine. Elle est en partie conforme. Même si j’aime acheter des frites chaque semaine. Ce n’est d’ailleurs pas le conseil idéal à donner comme ministre de la Santé… Par contre, je ne bois pas d’alcool. Pas que je n’aime pas ça ou par principe, mais ça me donne des maux de tête. Et je ne comprends pas comment on peut dîner avec du vin sans être fatigué ensuite, quand il faut travailler."