Ce n'est pas l'application des normes de bruit bruxelloises mais l'inaction du gouvernement fédéral dans le dossier du survol qui menace l'emploi, a affirmé lundi la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault, saluant l'initiative du Groupe des 10. 

Ceui-ci s'est inquiété, dans une lettre adressée au Premier ministre, du "manque de clarté persistant concernant les nuisances sonores" générées par l'aéroport de Zaventem.

Céline Fremault indique qu'elle est prête "comme elle l'a toujours été depuis le début de la législature, à se mettre autour de la table si la demande de concertation constructive lancée par les partenaires sociaux au Premier Ministre devait rencontrer une suite favorable". Selon elle, cette concertation n'a jamais pu avoir lieu malgré ses demandes répétées au fédéral.

La ministre bruxelloise a tenu à rappeler que les normes de bruit bruxelloises qui existent depuis plus de 15 ans "sont parfaitement légales". A ses yeux, la Région bruxelloise ne peut pas donner aux compagnies aériennes de "permis de délinquer", comme l'a encore récemment rappelé le Conseil d'Etat. "Elle ne transigera donc pas sur ses normes de bruit, il en va de la santé des Bruxellois, du respect de la loi et de l'intérêt général", a insisté Mme Fremault.

Il est en revanche parfaitement possible, soutient-elle de respecter les normes de bruit, moyennant certaines adaptations de routes aériennes que le gouvernement fédéral peut mettre en œuvre très rapidement, en décidant de routes alternatives, qui minimisent le survol des zones les plus densément peuplées, et évitent aux compagnies aériennes de se voir imposer des amendes.

A défaut d'agir, le gouvernement fédéral sera, selon elle, le seul responsable du départ éventuel de certaines compagnies aériennes, et des pertes d'emploi qui s'ensuivraient.

Pour Mme Fremault, la Région bruxelloise subit actuellement des nuisances disproportionnées; nulle part ailleurs en Europe on ne survole délibérément les zones les plus denses d'un pays, si des alternatives existent.