Quelle affaire. 

Comme des milliers d’autres élèves, Oscar (prénom modifié), 14 ans, inscrit en 2e secondaire, a reçu via les réseaux sociaux une copie des questions (et des bonnes réponses) de l’épreuve de sciences du CE1D qui a eu lieu mercredi - avant d’être annulée… Comme des milliers d’autres ados, il a posté les documents sur sa page Facebook.

Mardi soir, avant de se coucher, il explique l’histoire à son père. "Il avait fait le malin. Je lui ai dit : Oscar, tu vas avoir des problèmes : retire ce post de ton mur", explique le papa. L’adolescent s’exécute.

Fin de l’histoire ? Pas vraiment. Mercredi matin, à 8 h 30, le père reçoit un mail du directeur des humanités de l’école. Objet : "Diffusion de questionnaire CE1D Sciences et profil Facebook." Sur les photos "que nous avons pu collecter se retrouve notamment l’identité de votre fils", indique le mail. Le directeur explique qu’il en a averti le cabinet Milquet. "Dans un autre registre, on peut également constater que votre fils se présente sur sa page Facebook comme le directeur général de… (nom de l’école)", poursuit le mail.

Au vu de ces éléments "et d’autres survenus pendant l’année", le directeur annonce qu’il sera probablement amené à entamer une procédure de non-réinscription pour la prochaine année scolaire…

"Ce n’est pas lui qui a créé le problème, ce n’est pas lui qui a volé les questions : il n’a fait que les relayer. Ce n’est peut-être pas très mature, mais il a 14 ans ! Mon fils a 85 % de moyenne. C’est lui qui va payer les pots cassés !", proteste le père d’Oscar. "Des dizaines de copains ont fait la même chose : l’école veut en faire un exemple."

Du côté de la direction, on conteste cette interprétation. "Le dossier disciplinaire de cet élève était déjà épais", nous dit le directeur. "Ce n’est pas un élément isolé. C’est un énième fait qui s’ajoute à d’autres. Ce courrier anticipe celui que les parents auraient de toute façon reçu."

Eh oui, il sait que les épreuves circulent entre de très nombreux élèves de l’école sur Facebook. "Sinon, j’aurais pu engager 500 procédures…"