Belgique Le nombre de candidats se réduit comme peau de chagrin. Qui reste dans la course ?

L’accession au 16 rue de la Loi fait-elle toujours figure de Saint Graal ? Le pays n’est pas démuni en grands formats politiques : Paul Magnette, Elio Di Rupo, Charles Michel, Didier Reynders, Bart De Wever ou encore Jan Jambon. La probabilité est pourtant forte qu’aucun n’accède au poste de Premier ministre. Charles Michel a été propulsé à la présidence du Conseil européen. Jan Jambon s’est vu offrir la ministre-Présidence flamande sur un plateau. Bart De Wever lui-même ne semble guère désireux d’enfiler ce costume. Qui alors?

Deux solutions se dégagent et conditionnent l’ensemble : l’une avec la N-VA, l’autre sans. Outre Jambon et De Wever, peu d’élus N-VA paraissent taillés pour le poste. " Siegfried Bracke n’a pas été réélu et je vois mal Theo Francken dans ce rôle. La N-VA risque de devoir passer son tour ", analyse Caroline Sagesser, du Crisp.

"La N-VA n’a pas comme priorité d’aller au fédéral" , abonde Pierre Vercauteren, politologue à l’UCL-Mons. "Elle pourra cependant utiliser le niveau flamand comme levier pour faire pression sur les partis qui négocierons au fédéral."

Si la N-VA reste le premier parti du pays, les socialistes (...)