Le gouvernement wallon a validé une proposition visant à interdire le commerce d’animaux sur tous les lieux publics.

Fini l’échange de poissons rouges, perruches ou cobayes lors des concours, loteries et autres événements similaires. Le gouvernement wallon a validé, jeudi, une proposition du ministre du Bien-être animal Carlo Di Antonio (CDH) qui vise à interdire la commercialisation d’animaux sur tous les lieux publics, notamment lors des kermesses et des fêtes foraines.

Actuellement, la législation interdit de décerner des animaux à titre de prix, récompense ou don. Mais l’interdiction est trop souvent contournée. Par exemple, lors des fêtes foraines, le gain remporté n’est plus directement un animal mais un nombre de points permettant de l’acheter. L’animal n’est alors plus gagné mais bien échangé.

L’un des objectifs de la nouvelle proposition : limiter les achats compulsifs et les risques d’abandon. "On sait que l’une des principales causes d’abandon est le non-désir de l’animal ou la sous-estimation du coût", ajoute la porte-parole du ministre, Marie Minet. Pendant l’année 2013, 24.527 chiens et 32.215 chats ont été accueillis dans les refuges des pays. Au final, 16 % des chiens et 36 % des chats ont été euthanasiés.

Toutefois, Carlo Di Antonio précise que la commercialisation d’animaux sera toujours autorisée, sous certaines conditions et à l’exclusion des chiens et des chats, sur les marchés d’animaux, les marchés communaux et les expositions d’animaux. Le gouvernement wallon pourrait prochainement dresser la liste des animaux qui ne pourront plus être vendus sur les marchés communaux, précise aussi Marie Minet.

Michel Vandenbosch, président de GAIA: "Étendre l’interdiction à tous les animaux de compagnie"

"Nous soutenons cette initiative de Carlo Di Antonio. Toutefois, nous voulons que l’interdiction soit étendue à la détention et à la commercialisation de tous les animaux dits de compagnie, là où elle est autorisée sur ces marchés, car ce type de vente engendre aussi des achats impulsifs. Voilà pourquoi nous nous réjouissons de la possibilité prévue par le projet de décret d’établir une liste des animaux, principalement de compagnie, ne pouvant pas être commercialisés sur ce type de marchés."