L'ancienne députée et actuelle ministre fédérale de la Mobilité s'en est vivement prise au président du parlement wallon.

La ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, était l'invitée de Pascal Vrebos dans l'Invité sur RTL-TVI. En quelques secondes, l'ancienne députée au parlement wallon s'est est prise au président de l'institution.

Elle regrette que le niveau des débats au parlement wallon ne soit pas plus élevé. Elle pointe directement la responsabilité du président, André Antoine (cdH), qu'elle compare à "un clown sur son perchoir". "J'ai vraiment eu du mal de supporter la personnalité d'André Antoine", a commenté Jacqueline Galant lorsqu'elle est revenue sur ces années de députée.

Réponse d'Antoine

"Qui est-ce qui est plus respectable? Quelqu'un qui se présente au parlement wallon pour le déserter immédiatement? Dommage que vous ayez trahi votre engagement de servir la Wallonie au profit d'un gouvernement flamand", a souligné M. Antoine.

Le président du parlement wallon a également souligné qu'il avait été désigné à ce poste par l'assemblée à l'unanimité des députés, y compris ceux de l'opposition MR qui ne se sont ni prononcés contre sa candidature, ni abstenus.


Galant regrette la sortie de Jo Cornu dans la presse

La ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, a regretté dimanche les propos qu'a tenus le patron de la SNCB, Jo Cornu, dans la presse à propos des travailleurs de l'entreprise. "Jo Cornu n'aurait pas dû faire ce genre de déclarations dans la presse. Il aurait dû en discuter dans les organes de concertation prévus pour cela", a déclaré la ministre, invitée du journal de RTL-TVi.

La SNCB devra procéder à des économies importantes dans les années qui viennent. Celles-ci s'élèveront, selon les calculs de la ministre, à 663 millions d'euros d'ici la fin de la législature.

Interrogé dans la presse à ce sujet, le patron de la société de chemins de fer a expliqué la semaine passée qu'une telle opération n'était pas réalisable sans toucher à des "tabous". Parmi ceux-ci, il évoque le temps de travail. "Le personnel de la SNCB n'est pas trop cher, mais les heures prestées sont insuffisantes par rapport au salaire perçu", a-t-il affirmé. Ces déclarations ont suscité la colère des syndicats. Ils ont regretté de découvrir les propositions de M. Cornu dans les médias et la façon dont il dénigrait le travail du personnel de l'entreprise.

Mme Galant a appelé au dialogue social dans la sérénité. La SNCB doit "évoluer", a-t-elle martelé. Si elle tance M. Cornu pour sa façon de communiquer, elle attend aussi des syndicats qu'ils jouent leur rôle et ne confondent pas la défense des travailleurs avec une action politique contre le gouvernement. "Les syndicats doivent défendre les travailleurs et les politiques doivent faire de la politique", a-t-elle souligné.