Ce jeudi matin, Geert Molenberghs était l'invité de HLN Live. Il est revenu sur la situation épidémiologique dans les écoles flamandes.

"Les enfants sont le moteur de la pandémie. Cela ne les rend pas malades eux-mêmes, mais c'est un problème pour la société. Nous devons essayer d'arrêter ce moteur", lance le biostatisticien.

Actuellement, le taux de positivité chez les élèves de l'enseignement primaire flamand n'a jamais été aussi grand (24,6%). "L'incidence - le nombre de cas de contaminations pour 100 000 élèves- dans l'enseignement primaire en Flandre est supérieure à 4 500. C'est un nombre sans précédent et il continue d'augmenter", poursuit Geert Molenberghs.

Avant de poursuivre l'analyse: "L'effet moteur signifie que le virus se transmet aux autres générations. A partir de là, il se propage comme des vagues dans le reste de la société. Même si les enfants ne tombent généralement pas gravement malades, ils propagent le virus dans le reste de la société et contribuent ainsi indirectement à des chiffres plus élevés dans les hôpitaux".

Car dans les hôpitaux, la situation pourrait devenir critique. "Nous avons vu une forte augmentation ces derniers jours dans les unités de soins intensifs (Ndlr: 800 lits occupés), plus forte que la semaine dernière. Si ça continue de la sorte, on ne peut pas exclure la possibilité de passer à 900 voire 1 000 lits occupés. Avec cela, nous dépasserions le pic printanier de 2021", avertit-il. 

"Ce qu'il faut absolument éviter à ce stade, c'est que nous arrivions désormais à un plateau. L'ascension (ndlr: de la courbe épidémique) doit s'arrêter, puis il doit y avoir une chute aussi rapide et aussi brutale que possible. Plus tôt cela arrivera, mieux ce sera pour nous tous", conclut le biostatisticien Geert Molenberghs.