Il a de cette manière salué la nomination du libéral flamand Alexander De Croo comme Premier ministre, en soulignant l'unité des bleus pendant les négociations. "Après 16 mois d'attente, nous avons pu constituer une majorité. Cette coalition est née dans la douleur. Cette coalition Vivaldi n'est peut-etre pas la coalition de nos rêves, mais cette coalition, nous la souhaitions dès le mois de janvier", a déclaré la président du parti Georges-Louis Bouchez.

"Cette coalition ne sera pas homogène sur le plan idéologique. Mais nous avons réalisé qu'aujourd'hui, il était temps de s'unir pour offrir au pays la stabilité politique qu'il mérite et s'unir pour rendre le goût du mot 'moderne' et du mot 'progrès", a poursuivi le président du MR.

"Dans notre pays, il n'y a pas que des politiques qui divisent. Nos seuls adversaires, ce sont les populistes, les rentiers de la misère. Cette coalition a un premier objectif: aller de l'avant. (...) Chez les libéraux, il y a la perspective que chacun a droit à un avenir meilleur. Nous ne sommes pas au Parlement en train de pérorer. Nous sommes aux responsabilités."

"Si je lisais les journaux, je ne voterais plus pour moi", a ensuite ironisé Georges-Luis Bouchez, citant trois moments de crise importants lors du processus de formation. "Nous n'avons pas transigé avec nos valeurs. Nous avions une mission en entrant dans le gouvernement: c'est que l'impôt n'augmente pas. Aujourd'hui cet accord de gouvernement a pris un engagement envers tous les Belges: les impôts n'augmenteront pas."

Le président du MR a souligné le fait que les réformes menées sous le gouvernement précédent, dans lequel le MR était le seul parti francophone, étaient préservées. Georges-Louis Bouchez a également mis l'accent sur la digitalisation ou encore les mesures énergétiques et environnementales incluses dans l'accord de gouvernement. Sur l'institutionnel, il a souligné qu'il fallait "clarifier" la structure belge, en annonçant la mise en place d'un "grand débat citoyen".

"Quand le pays est entre les mains des libéraux, notre pays est entre de bonnes mains", a-t-il conclu.