Il est revenu sur plusieurs dossiers chauds du moment. A commencer bien entendu par l' épidémie de coronavirus. "Je ne sais pas si on se rend compte de l'effort que nous demandons aux gens. On a manqué d'humanité dans notre façon de nous adresser à eux. On espère qu'il y ait au moins une chance de voir ses proches à Noël", a confié l'homme politique libéral.

Avant de donner plus de perspectives concernant les fêtes de fin d'année: "On ne fêtera pas Noël via skype. Il faut être prudent et prendre des décisions sur base des chiffres, mais on peut imaginer fêter Noël à 3 ou à 4 personnes. Par contre on ne célébrera pas le réveillon avec une personne."

Le président du MR ne s'attend par contre pas à un déconfinement dans l'immédiat. "A l'heure où l'on parle, les chiffres sont encourageants mais encore beaucoup trop haut pour relâcher quoique ce soit", a-t-il ainsi déclaré.

Georges-Louis Bouchez a également commenté les récentes annonces concernant un vaccin: "Beaucoup de choses se disent, mais il faut rester raisonnable. Ce qui compte, c'est de savoir quand nous aurons un vaccin efficace et de protéger les populations les plus à risque. Après, il faut garder la liberté de l'individu par rapport à sa santé. Mais il faut créer de l'adhésion et encourager les gens à le faire."

"La taxe carbone va pénaliser les classes moyennes"

Le libéral s'est ensuite exprimé au sujet de la taxe carbone, qui fait actuellement l'objet de remous au sein de la coalition Vivaldi (lire ici). Georges-Louis Bouchez se veut clair à ce sujet: "La taxe carbone va pénaliser les classes moyennes ! On parle d'un surcoût de 300 euros environ. Nous devons penser à des incitants fiscaux pour des comportements plus vertueux mais sans punir les classes moyennes."

Le président du MR ajoute encore: "Quoiqu'il arrive, nous ne voulons pas de fiscalité nouvelle sur les classes moyennes et populaires. Ce qui compte, c'est l'accord du gouvernement et rien que l'accord du gouvernement! Et cet accord ne parle pas de taxe carbone en Belgique. Cela doit se décider au niveau européen."