Georges-Louis Bouchez était l'invité de Matin Première ce mercredi. L'occasion pour lui de s'exprimer sur l'état de la pandémie de coronavirus dans notre pays.

Face à l'augmentation des cas de Covid-19 et le nombre inquiétant de nouvelles hospitalisations en Belgique, le président du MR a tenu à mettre en garde les citoyens. "Tout le monde doit se réveiller", a-t-il déclaré. "Si l'on continue comme ça, dans les toutes prochaines semaines, on va arriver à la saturation de nos capacités hospitalières".


Le libéral a également affirmé qu'une restriction des règles était à prévoir: "On va devoir prendre des mesures beaucoup plus strictes si nous voulons maîtriser ou en tout cas retrouver une maîtrise de la propagation du coronavirus".

Pour lutter contre la nouvelle vague, Georges-Louis Bouchez a notamment invité les citoyens à se soumettre davantage aux mesures: "Un Belge sur deux ne respecte plus les gestes barrières, et ça, c'est un très grave problème".

Par ailleurs, le président des libéraux francophones plaide pour une extension de l'obligation du port du masque et pour une suspension des compétitions sportives pour les amateurs jusqu'à la fin du mois de novembre. Pour le sport professionnel, Georges-Louis Bouchez souhaite une poursuite des championnats sans public. "Comment pouvez-vous expliquer à un restaurateur qu'il doit fermer alors qu'il allume sa télé le samedi et qu'il voit le match Bruges-Standard avec du public ?", a-t-il lancé.

"En termes de choix de société, il faut fermer les écoles le plus tard possible et j'espère que nous ne devrons pas le faire", a-t-il ajouté.

Georges-Louis Bouchez a enfin soutenu son ministre David Clarinval (PME et Indépendants), qui avait critiqué la mesure de fermeture de l'Horeca. "Il a pris cette position avec le MR et avec tout mon soutien. (...) Ces débats ont donné l'impression que l'on stigmatisait l'Horeca, alors que le débat est de savoir comment on réduit la propagation du virus." Selon le président du MR, les esprits n'étaient pas encore mûrs vendredi dernier lors du Comité de concertation. "Nous devons mieux préparer la population."