Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, ne démissionnera donc pas. Selon nos informations, il resterait président du parti, mais il sera flanqué d'un comité d'encadrement pour composé des 4 chefs de file, à savoir Sophie Wilmès (fédéral), Pierre-Yves Jeholet (Fédération Wallonie-Bruxelles), Willy Borsus (Wallonie) et Alexia Bertrand.

 

Plusieurs barons souhaitaient sa démission. Des réunions entre ténors du parti se sont tenues ce dimanche. 

 Les statuts du MR ne prévoient toutefois pas de mécanisme de destitution et Georges-Louis Bouchez n'entendait pas démissionner. Une solution à l'amiable a donc été trouvée. Selon une source bien informée, une vidéo d'excuse sera publiée cet après-midi dans laquelle il s'engagera à travailler en équipe à l'avenir. 

En effet, la décision (avortée) de remplacer Valérie De Bue par Denis Ducarme au gouvernement wallon ne passe pas au MR, tout comme la désignation de Mathieu Michel au Fédéral. Le nouveau G5 est censé éviter des décisions non-concertées, comme lors de l'annonce du casting ministériel cette semaine.

Un bureau de parti a été convoqué ce lundi à 9h pour avaliser cette solution.  Mais cette piste est loin de faire l'unanimité au sein du parti, en particulier auprès des "Reyndersiens" historique. Car la fronde anti-Bouchez a ravivé les guerres de clans au sein du MR. "La solution à l'amiable a été demandée par le clan Michel", nous indique une source de premier plan. "Je crois néanmoins qu'une série de personnes vont pousser pour de nouvelles élections internes, on ne peut régler ce problème par le silence."

Reste à savoir si cette solution contentera les Fédérations liégeoises ou encore du Brabant wallon qui n'obtiennent pour l'instant pas grand chose dans l'accord.