Les principaux ministres du gouvernement fédéral sont actuellement en plein conclave budgétaire. Ce budget 2022 permettra-t-il d'accorder un souffle à la relance ou permettra-t-il un désendettement en limitant les dépenses ? Pour Georges-Louis Bouchez, la relance doit passer par une gestion saine des finances publiques. Invité au micro de Bel RTL ce matin, le président du MR souhaite que l'on revienne à du sérieux budgétaire. "Cela veut dire que nous devons garder des moyens pour continuer à mener des politiques et ne pas étouffer les gens, mais cela veut surtout dire que nous devons dépenser moins. Car la dette d'aujourd'hui ce sont les impôts de demain. Je ne veux pas de pression fiscale supplémentaire sur les classes moyennes et populaires."

Georges-Louis Bouchez souhaiterait la mise en place de mécanismes fiscaux permettant à la population d'investir en Belgique. "Nous devons surtout lutter contre la pénurie des métiers car si nous investissons par exemple des millions dans la reconstruction en Wallonie mais que ces chantiers ne sont pas gérés par des entreprises wallonnes, nous envoyons notre argent dans d'autres pays", s'est-il exclamé. Le président du MR a conclu sa prise de parole en évoquant les 140.000 métiers qui sont actuellement en pénurie en Belgique. "Notre pays a besoin de réformes structurelles pour augmenter le taux d'emploi". 
Alexander De Croo devrait se rendre devant la chambre dans une semaine avec une proposition budgétaire pour l'année 2022.