Les trois organisations syndicales ont marqué leur accord sur les propositions faites par l'administration pénitentiaire en vue d'éviter à l'épidémie de Covid-19 de s'étendre dans les prisons, a-t-il indiqué. "Nous sommes en grande partie d'accord avec les propositions faites" par l'administration pénitentiaire, explique Alain Blancke, du syndicat chrétien flamand ACV Puls.

Le syndicat entend ainsi se montrer constructif en vue des concertations à venir. "Nous comptons toutefois sur le fait que nos remarques ont été intégrées", a ajouté M. Blancke.

Le syndicat chrétien menait une grève de 48 heures depuis lundi matin afin de protester contre l'insuffisance de contrôle du Covid-19 chez les détenus revenant d'un séjour à l'extérieur de la prison. L'administration pénitentiaire avait soumis quelques propositions aux syndicats. Celles-ci satisfaisant les représentants du personnel, le travail a repris mercredi à 06h00.

Le ton était également à la satisfaction auprès du syndicat socialiste qui veut donner le bénéfice du doute au nouveau ministre. "Que le ministre reconnaisse que, dans les circonstances actuelles, il y ait une limite au contact physique autorisé en prison peut rétablir la confiance", a fait remarquer le secrétaire général ACOD-CGSP, Gino Hoppe.

Parmi ces propositions, l'administration pénitentiaire soumet l'ajournement des visites hors surveillance durant un mois à compter de vendredi, le regroupement des congés pénitentiaires et, concernant les détenus de retour en prison après un congé, le maintien en cellule durant 24 heures jusqu'à la prochaine consultation médicale. Elle propose en outre de rendre le port du masque obligatoire pour les détenus dès qu'ils quittent leur cellule et d'accorder une attention accrue au respect des mesures d'hygiène par les prisonniers mais aussi le personnel.

Enfin, la porte-parole de l'administration pénitentiaire, Kathleen Van De Vijver, a souligné que les prisons ont tenu compte de l'évolution de la pandémie depuis son apparition et que les mesures mises sur la table prennent en considération les chiffres récents liés à la propagation du virus.

A ce jour, selon les chiffres communiqués par le ministre, 100 cas positifs sur une population de quelque 10.000 détenus ont été détectés, dont 34 sont considérés comme contagieux et placés en département médical.