Quinze mois après le début de la pandémie de coronavirus, le personnel hospitalier est au bout du rouleau, dénoncent les syndicats. La CNE, le SETCa et la CGSLB ont appelé les soignants à se mettre en grève ce jeudi en réponse au "rattrapage" à marche forcée, opéré par les directions hospitalières, des activités mises en suspens durant la crise. Ils dénoncent également un accord non-marchand de 2017 toujours pas mis en œuvre ou encore un Fonds blouses blanches trop peu mis à profit.

Interrogé à ce sujet à la Chambre, M. Vandenbroucke (Vooruit) a rappelé que le gouvernement avait débloqué 500 millions d'euros pour améliorer conditions salariales personne soignant. "Je sais qu'il y a pas mal de confusion autour de la réforme IFIC (classification des fonctions)", a poursuivi le ministre. "Personne n'est obligé de rentrer dans ce modèle. Pour le 1er juillet, le personne doit choisir de rentrer dans le modèle ou de rester dans le système actuel. Une simulation peut-être effectuée sur demande, et celui qui se rend compte qu'il est perdant dans la simulation peut rester dans la situation actuelle. Personne n'est perdant avec cette réforme", a-t-il conclu.

Frank Vandenbroucke a aussi jugé "très important" que les hôpitaux s'organisent pour que le personnel puisse prendre les congés auquel il a droit. Concernant le fonds blouses blanches, "les moyens sont là. Les hôpitaux peuvent les utiliser ici et maintenant", a-t-il indiqué.

Le ministre de la Santé a enfin annoncé la mise en place d'un groupe de travail avec les partenaires sociaux visant à renforcer l'attractivité du métier infirmier.