"La crise sanitaire a durement touché le secteur de l'aviation. Les travailleurs du secteur avaient accepté des réductions de salaire et ont augmenté leur productivité, mais la direction de Lufthansa n'applique toujours pas les accords signés il y a un an", dénoncent les syndicats dans un communiqué.

Une dernière conciliation s'est tenue vendredi dernier, sans succès, après quoi les travailleurs auraient eux-mêmes demandé à organiser une grève.

"Dès que l'activité reprend, on constate que le personnel ne peut pas suivre", regrette Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. Les temps de pause entre les prestations sont trop courts, illustre le syndicaliste, et les combinaisons de vol sont trop exigeantes. Il pointe des séjours à l'étranger de quatre ou cinq heures, insuffisant pour permettre de se reposer entre deux vols.

"L'entreprise a dégagé du bénéfice cet été, mais à quel prix? Le personnel est épuisé", dit Olivier Van Camp du syndicat socialiste BBTK/Setca.

"Nous espérons que notre voix sera entendue et demandons très clairement que les accords signés soient respectés pour éviter de futures actions. La responsabilité incombe entièrement à la direction de Lufthansa, société mère de Brussels Airlines", conclut le communiqué du front commun.