Belgique

L'équipe qui devait assurer le service du soir à la prison d'Ypres est partie en grève spontanée dimanche après-midi.

Cette action fait suite à l'agression samedi d'un agent pénitentiaire par un détenu. "Le personnel estime qu'il existe un sentiment d'impunité", affirme Eddy De Smedt, du syndicat SLFP. Aucun blessé n'est à déplorer à la suite de cette agression. "Le détenu a été emmené au cachot, mais la direction a décidé peu de temps après qu'il pouvait le quitter", raconte le syndicaliste. "Selon le direction, les détenus ne devraient pas être traités de manière aussi stricte." En réaction, les agents pénitentiaires ont décidé d'arrêter le travail.

"C'est une grève émotionnelle. Il existe un sentiment d'impunité. Ils (la direction) envoient un mauvais signal. En outre, la prison d'Ypres est surpeuplée."

La police a été appelée pour assurer le travail. Les syndicats vont prochainement rencontrer la direction. "Nous demandons que la personne en question soit remise en cellule d'isolement et retirée de la division d'Ypres. Nous ne pouvons pas prévoir combien de temps la grève durera, mais nous espérons qu'une solution sera trouvée le plus rapidement possible."