Les présidents du PS, du PTB, d’Ecolo et de Groen ont demandé dimanche, de concert, au Premier ministre Alexander De Croo d’intervenir dans le dossier de la grève de la faim des sans-papiers, devenue également de la soif pour certains d’entre eux.

"Face à l’urgence absolue de la situation des sans-papiers en grève de la faim et face au blocage de principe opposé par le secrétaire d’État (Sammy Madhi, NdlR), il revient au Premier ministre de prendre les choses directement en main. Un drame est imminent, nous ne pouvons tolérer que les solutions possibles de sortie de crise ne soient pas mises en œuvre au plus vite", affirment ainsi Paul Magnette, le président du PS, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, coprésidents d’Ecolo, sur Twitter.

Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB, les a imités quelques minutes plus tard hier dimanche, partageant le même texte.

L’appel est similaire du côté des écologistes flamands. "La situation des grévistes de la faim et de la soif à Bruxelles s’aggrave. Les pourparlers sont au point mort. Compte tenu de la situation critique, Groen demande au Premier ministre d’intervenir avant qu’il y ait des victimes", a écrit Meyrem Almaci, président de Groen, sur ce même réseau social, également à midi.

"Sammy Mahdi a totalement le soutien du MR dans son action. La confiance au #begov se doit d’être globale. Il respecte l’accord et travaille pour garantir l’indispensable humanité. C’est un drame humain mais la grève de la faim ne peut être un outil de négociation", tranche, de son côté, Georges-Louis Bouchez, le président du MR, toujours sur Twitter.

Vendredi, l’Union des sans-papiers pour la régularisation (USPR) avait annoncé que certains sans-papiers qui occupent l’église du Béguinage à Bruxelles et des locaux de l’ULB et de la VUB avaient débuté une grève de la soif, après plus de 56 jours de grève de la faim, mettant en cause "l’absence de volonté politique de trouver une solution raisonnable et négociée".

Environ 250 personnes ont manifesté samedi après-midi devant la gare centrale à Bruxelles afin d’exprimer leur soutien aux quelque 500 sans-papiers concernés, soutenant leur demande de régularisation par l’État belge.

"Les différentes autorités ont créé elles-mêmes cette situation", accusaient Cécile de Blic et Brenda Odimba, porte-parole des manifestants.