Belgique Georges-Louis Bouchez (MR) juge "grossophobe" et misogyne" une chanson interpétée au festival LaSemo.

Les rappeurs Damso et Orelsan accusés de sexisme, le rappeur Medine déprogrammé du Bataclan pour sa chanson "Crucifions les laïcards", etc. Les exemples pullulent d’artistes ou d’humoristes entraînés dans une tornade médiatique pour les paroles de leurs chansons, de leurs spectacles.

L’omnipotence des réseaux sociaux multiplie les dénonciations, les polémiques, polarisant les opinions et posant souvent la question épineuse de la frontière entre liberté artistique, d’expression, l’injure, la discrimination.

Un cas similaire s’est posé ce dimanche, avec le morceau du chanteur-humorisitique belge, Cédric Gervy, lors de la 12e édition du festival durable LaSemo.

Cet artiste de 46 ans , professeur de langues dans une école du Brabant wallon, a déclenché une polémique sur les réseaux sociaux après sa prestation sur la scène du LaSemo, à Enghien (Hainaut) avec une chanson virulente à l’encontre Maggie De Block (Open-Vld), ministre de la Santé.

Sur l’air de "Miss Maggie" de Renaud (NdlR : un pamphlet contre Margaret Thatcher), la ministre libérale est qualifiée de "grosse conne", on y parle de "ses gros bras", le chanteur lui conseillant de faire "quelque chose pour (son) poids", ou encore "fous un anneau, bouffe Weight-Watcher", etc. Dérapage, injure ou simple liberté d’expression artistique ? Les points de vue divergent. Facebook ou Twitter n’existaient pas lorsque Renaud chantait son "Miss Maggie", qualifiant la première britannique, "d’imbécile et meurtrière." L’époque a-t-elle tellement changé?

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