Belgique

Une nouvelle affaire de trafic d'enfants éclabousse la Belgique. Ce dimanche, le directeur ad interim d'Unicef Belgique, Bernard Sintobin, qui occupait le poste seulement depuis une petite semaine, a été provisoirement démis de ses fonctions, a annoncé dans un communiqué le président de l'organisation, Eddy Boutmans. Ce n'est pas la première fois que les grandes associations sont victimes de dérapages, potentiels ou avérés...

En cause, des messages postés sur Twitter qui ont porté de lourdes accusations à l'encontre du remplaçant, affirmant qu'il était impliqué - en tant qu'ancien trésorier de l'association Hacer Puente - dans un dossier d'adoptions frauduleuses au Guatemala. "Après avoir lu certains messages sur Twitter qui portent de lourdes accusations à l'encontre du directeur ad interim d'Unicef Belgique, Bernard Sintobin, le président a demandé à M. Sintobin de se retirer temporairement" le temps que la clarté soit faite sur ces accusations.

"Le président est personnellement convaincu que Bernard Sintobin est de bonne foi et n'est pas impliqué dans les adoptions frauduleuses", indiquait encore Unicef Belgique dans un communiqué.

Selon des informations de La Première, une enquête a été ouverte au Parquet fédéral visant l'association Hacer Puente et porte sur des adoptions qui se sont déroulées dans les années 80 et 90 au Guatemala. Il y a une vingtaine d'années déjà, les autorités américaines et canadiennes avaient déjà reconnues qu'un trafic d'enfants avait été créé dans ce pays d'Amérique centrale, mais des pays comme la France ou la Belgique avaient gardé le silence sur le dossier.

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