En raison d'une année scolaire à nouveau chahutée par la crise sanitaire, le réseau WBE a décidé ce lundi de suspendre ses examens de fin d'année. Seules les épreuves externes et celles réservées aux années diplômantes seront maintenues.

Cette décision, si elle ne fait pas l'unanimité, a tout de même été accueillie favorablement par un certain nombre d'acteurs, et notamment par le directeur de la Ligue des Familles, Christophe Cocu. Selon lui, le fait de ne pas organiser d’examens permet de prolonger l'apprentissage. "Il faut bien comprendre cette décision ainsi que le but recherché", a-t-il expliqué au micro de la RTBF ce lundi soir. "En fait, on supprime ce rituel où l’on s’arrête début juin pour faire des révisions, et où l’on consacre ensuite plusieurs matinées aux examens, avec un congé l'après-midi. Éviter cela va permettre d’aller le plus loin possible dans les matières, avec des évaluations continues", estime-t-il.

Vers une généralisation de la suppression? Pas si sûr

Le directeur de la Ligue des Familles va encore plus loin, et plaide purement et simplement pour généraliser la suppression des examens, et ce, dans tous les réseaux d'enseignement. "Nous portons un message clair auprès des différents pouvoirs organisateurs de l’enseignement : nous voulons supprimer les examens pour se concentrer sur l’apprentissage des matières".

Toutefois, force est de constater que cette suppression généralisée est loin d'être acquise. Le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts, a fustigé ce lundi la décision de WBE. "En annulant presque tous les examens dans un réseau d'enseignement, on prend le risque de saper tous les efforts qui y ont été réalisés par les enseignants", a-t-il déploré.