Le président du cdH, Maxime Prévot, a affirmé lundi qu'il est temps de prévoir la réouverture prochaine de l'horeca, en suggérant de faire appel aux avis d'autres experts que les virologues et les épidémiologistes. "Non pas en jouant à celui qui annonce la date la plus proche, ce serait manquer de respect aux premiers concernés. Mais en préparant les conditions qui permettent la réouverture du secteur horeca, début avril", a-t-il déclaré à l'agence Belga, en insistant sur l'évaluation de la situation en fonction des différents variants du Covid-19.

"Il faut se rendre compte que la période de Pâques, avec des voyages restreints, sera tout à fait propice à cette réouverture du secteur horeca. Pas comme avant, mais avec un protocole strict. C'est indispensable", a ajouté M. Prévot.

A Dinant, le bourgmestre Axel Tixhon (cdH également) s'est lui aussi prononcé pour la réouverture des terrasses, au vu de l'affluence constatée le week-end dernier.

"Les terrasses permettent, avec les tables et les chaises installées à une distance imposée, permettent un meilleur respect des mesures sanitaires", a déclaré M. Tixhon. "Samedi et dimanche, on a vu les visiteurs s'installer où ils peuvent pour déguster des boissons ou repas à emporter et ce sans respecter leur bulle ou les distances imposées", a-t-il observé.

Le président du cdH plaide également pour un assouplissement des mesures. "La bulle de un (une personne) n'est plus respectée. Les gens ne comprennent pas pourquoi d'un côté, on peut s'entasser dans les transports en commun et de l'autre, tirer au sort quel enfant pourra aller au scout en extérieur le dimanche", a donné en exemple M. Prévot.

Selon lui, il est temps d'écouter d'autres experts que des virologues et des épidémiologistes.

"A la faveur du beau temps, il faut procéder à un déserrage progressif des mesures concernant le sport, les contacts sociaux en extérieur. La gestion d'une crise sanitaire, c'est aussi prendre en compte les avis d'experts pédiatres, psychologues, oncologues etc. Pour éviter d'arriver à une saturation des hôpitaux psychiatriques", a-t-il conclu.