Le ministère de l'Economie et de l'Energie du länder a ainsi demandé une analyse de sécurité approfondie des deux réacteurs concernés.

"C'est à la Belgique de décider de son approvisionnement énergétique", a commenté le ministère, "mais il faut également tenir compte des exigences de sécurité, et aussi des préoccupations des pays voisins".

La région appelle dès lors à "la transparence" et "la conduite d'une vaste étude transfrontalière sur les impacts environnementaux et l'usage des standards élevés de sécurité".

Depuis des années déjà, inquiets de l'état de vétusté de la centrale de Tihange, la ville d'Aix-la-Chapelle, située à quelque 80 km de la centrale wallonne, et le länder de Rhénanie du Nord-Westphalie réclament l'arrêt de Tihange.

Samedi, la ministre allemande de l'Environnement, Steffi Lemke (Die Grünen), avait déjà dénoncé publiquement la décision de la Belgique de prolonger la vie des deux réacteurs nucléaires.

Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima (Japon) en 2011, l'Allemagne avait décidé de sortir de l'énergie nucléaire.