Avec 4.060 nouvelles contaminations en moyenne par jour, un chiffre en hausse de 41% par rapport à la semaine précédente, nul besoin de faire un dessin: l'épidémie de Covid-19 reprend dangereusement dans notre pays. Pour de nombreux experts, sans mesures supplémentaires, on court tout droit vers la troisième vague. Marc Van Ranst et Yves Van Laethem plaident notamment pour un confinement strict, d'une courte durée. Histoire de couper l'herbe sous le pied au virus.

C'est aussi une idée émise par Stéphan Mercier sur Bel RTL ce mardi matin. L'administrateur délégué du groupe hospitalier Jolimont ne voit que deux solutions. "Soit on respecte de manière stricte les mesures qui sont en place aujourd'hui. Et je ne pense pas qu'une mesure en plus ou en moins change fondamentalement la situation. Soit on passe à un confinement très dur, très strict et idéalement de courte durée. Mais entre les deux, je pense qu'il n'y a pas de vraie médiane."


Dirk Devroey ne dit pas autre chose dans HLN. Selon lui, au vu des données actuelles, il y a de quoi s'inquiéter. "Les chiffres sont très difficiles à comparer avec la deuxième vague", pointe le professeur de la VUB. "Le nombre de cas positifs grimpe de manière spectaculaire. Nous recevons de plus en plus de demandes pour un dépistage, c'est un signe qu'il y a de plus en plus de gens qui ont des symptômes et qui seront donc testés positifs."

Selon Devroey, il n'y a pas 36 solutions. "Beaucoup de médecins et de virologues seraient très contents si on instaurait un lockdown comme en mars de l'année dernière. On ne pourrait sortir que pour faire du sport ou pour faire des achats essentiels. Le télétravail serait obligatoire et les écoles fermeraient, comme les entreprises qui nécessitent un travail manuel. C'est la meilleure manière de faire baisser les chiffres et de retrouver rapidement une vie normale."

Il n'y a donc plus une minute à perdre. "Au plus vite au mieux", poursuit le professeur de la VUB. Selon lui, chaque jour qui passe prolongera inévitablement ce futur lockdown. "Un jour de perdu, c'est une semaine supplémentaire de mesures".

Selon nos informations, un confinement court mais très intense est bien sur la table du prochain Comité de concertation, qui aura probablement lieu en milieu de semaine.

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