Belgique Dans 39 % des cas, l’automobiliste à contresens était sous l’influence de l’alcool au moment de l’accident.

Voir arriver en face de soi un automobiliste circulant à contresens sur l’autoroute est sans doute l’une des situations les plus stressantes pour tout conducteur. Ces automobilistes, circulant généralement la nuit, apparaissent seulement quelques secondes avant de les croiser, parfois tous phares éteints. Ce qui leur vaut le surnom de conducteurs fantômes.

Une infraction particulièrement grave puisqu’en cas de collision avec un véhicule circulant normalement, les blessures sont amplifiées. Rien que la semaine dernière, deux conducteurs fantômes ont été signalés sur les autoroutes wallonnes. L’une d’entre eux, une dame de 51 ans, est décédée à Loncin après avoir percuté un autre véhicule de plein fouet.

Le phénomène n’est pas si rare que cela : chaque année, la police fédérale enregistre entre 350 et 400 signalements de conducteurs fantômes sur les autoroutes du pays. Et en 2018, pas moins de 158 infractions du genre ont effectivement été constatées par la police des autoroutes.

Mais qui sont ces conducteurs inconscients qui n’hésitent pas à prendre une bretelle d’accès à l’envers ou à carrément faire demi-tour sur l’autoroute pour rejoindre une sortie ratée quelques centaines de mètres plus tôt ? L’Institut Vias a analysé les données des conducteurs concernés et ses conclusions permettent de dresser le portrait-robot du conducteur fantôme.

Un conducteur nocturne