50 P.-V. ont été infligés aux fraudeurs sur les trois premiers mois de 2017. C’est autant que sur l’ensemble de 2016.

La fiscalité sur les véhicules immatriculés au Luxembourg est proche de zéro. En France aussi, elle est plus avantageuse que dans notre pays. Certains Belges l’ont bien compris : ils immatriculent, parfois abusivement, leur véhicule au Luxembourg, mais également, de plus en plus, en France.

Aussi, des contrôles sont effectués par la région wallonne. Interpellé par le député Jean-Luc Crucke (MR), le ministre Lacroix (PS) a divulgué les derniers chiffres de ces opérations. "Cent P.-V. ont été dressés en 2015, et 58 en 2016 par des agents contrôleurs", détaille Christophe Lacroix. "Les services comprennent dix véhicules, dont un est dédié chaque jour spécifiquement à ces contrôles de plaques d’immatriculation."

Ces opérations ont rapporté 52.000 euros en 2015 et 36.000 en 2016. Des chiffres clairement à la baisse.

De quoi faire bondir Jean-Luc Crucke : "Je vois partout dans ma région, à Mouscron, plus de plaques françaises que jamais. Et la police me dit qu’ils ne sont pas habilités à les contrôler, que c’est le travail de la région wallonne. Or, notre police peut agir là-dessus ! Il faudrait clarifier cela."

En 2017, cependant, il semble que le ministre ait serré la vis. "J’ai demandé une attention particulière de la part de mes services", rassure Christophe Lacroix. "Résultat, sur les trois premiers mois de 2017, 50 P.-V. ont déjà été dressés, pour 55.000 euros au total."

En janvier, Christophe Lacroix (PS), avait annoncé sa volonté de poursuivre plus sévèrement les fraudeurs. Il prévoit notamment de renforcer les amendes infligées aux fraudeurs et de limiter à six mois l’usage des plaques luxembourgeoises.

En Belgique, en théorie, les résidents doivent rouler avec des plaques d’immatriculation belges, à l’exception des personnes qui travaillent au Grand-Duché de Luxembourg et qui disposent d’une voiture de société. Mais des techniques existent pour contourner la loi.

Par ailleurs, les membres du ménage, l’épouse du titulaire de la voiture, par exemple, ne peuvent pas utiliser le véhicule si la personne ne se trouve pas à bord, au risque de sanctions.