Les difficultés de recrutement commencent à poser des problèmes au gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire. Dans une tentative de séduction, une journée de l'emploi était organisée samedi à Bruxelles, à laquelle ont assisté le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet, et le ministre bruxellois de l'Emploi Bernard Clerfayt. Cette année, Infrabel comptait pas moins de 930 postes vacants. Ce dernier cherche des perles rares partout en Belgique, mais principalement en Flandre. Si le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire a réussi à recruter des personnes pour 277 emplois jusqu'à présent, Infrabel s'attend à être confronté l'an prochain à plus d'un millier d'emplois supplémentaires à pourvoir, en raison des départs à la pension.

"Dans certains postes de signalisation, la pénurie est structurelle, ce qui pourrait signifier que nous pourrions bientôt ne plus y exercer d'activités. Nous sommes vraiment sous pression pour recruter", a averti le CEO d'Infrabel, Benoit Gilson.

À l'Infrabel Academy à Molenbeek, des dizaines de personnes intéressées se sont immergées samedi dans le monde de la gestion ferroviaire, soit à travers des initiations sur le rail, soit par des initiations en réalité virtuelle. Elles pouvaient également passer un entretien avec un jury, passer un test médical et simuler leur future rémunération. Si elles conviennent, elles pourront débuter le 16 mai déjà chez Infrabel.

Le gestionnaire est à la recherche de profils techniques, pour la pose des voies notamment, mais aussi de candidates et de candidats pour les fonctions d'ingénieurs, de chefs de chantier, de techniciens de la maintenance, de soudeurs, de conducteurs de trains de travaux, de responsables du contrôle du trafic aux postes d'aiguillage, ainsi que de personnes qui interviennent sur les caténaires et la signalisation.