Les eaux ont laissé place à des spectacles de désolation ce samedi en Wallonie. Les services de secours constatent encore les ravages dans plusieurs villes. D'après le centre de crise, les opérations de sauvetage sont pratiquement terminées dans la Province de Liège, l'effort se concentre principalement désormais sur le sauvetage des animaux et sur les opérations techniques. La situation est assez semblable en province de Namur, tandis que Wavre et Tubize restent les points critiques du Brabant wallon. La situation se stabilise dans le Hainaut.

L'heure est à la solidarité et les habitants mettent la main à la pâte pour aider les sinistrés à nettoyer les dégâts. Mais d'autres badauds se rendent sur place pour de mauvaises raisons.

Plusieurs actes de "tourisme de catastrophe" (personnes qui se rendent dans les lieux sinistrés pour constater les dégâts) ont gêné les secouristes. "C’est très embêtant parce que hormis le fait que ces personnes ont des pratiques tout à fait condamnables, elles viennent avec leurs véhicules sur les lieux où on a besoin d’avoir de l’espace, elles occupent la chaussée et empêchent les services de déblayer et de faire remonter les débris pour rendre les lieux le plus conforme possible dans les meilleurs délais", a déploré le Bourgmestre d'Olne, Cédric Halin, auprès de nos confères de la RTBF.

L'édile a été obligé de fermer l'accès de certaines rues à plusieurs reprises, tandis que la police effectuait des contrôles. "On a besoin de solidarité, pas de voyeurisme", a martelé Cédric Halin.

Ce tourisme a également lieu en Allemagne et aux Pays-Bas. A Ruremonde, dans le Limbourg néerlandais, la municipalité a dû rappeler plusieurs fois à l'ordre les curieux venant prendre des photos, sans succès. La ville menace désormais de poser des amendes à "ces touristes".

Du côté de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, région aussi ravagée par les intempéries, la police d’Euskirchen a demandé aux habitants de ne pas faire voler de drones privés aux dessus des zones sinistrées, ni de s'en approcher physiquement.

Eviter l'aide "sauvage"

De son côté, le gouverneur de Liège a appelé à l'organisation. Hervé Jamar a pointé les actes de solidarité "sauvages" qui compliquent le travail des secours sur le terrain.

"De plus en plus de personnes se rendent sur les lieux qui ont été sinistrés – dans de bonnes intentions – mais cela pose énormément de problèmes aux services de secours qui ne parviennent plus à accéder à certaines zones", a précisé à la RTBF, Jean-Marc Demelenne, commissaire divisionnaire et directeur coordinateur à la police fédérale de Liège. Ainsi, la police déconseille aux Belges de se rendre d'eux même sur les lieux dévastés "En aucun cas il ne faut se rendre de sa propre initiative sur place. Même pour aider. Et a fortiori pas pour faire du tourisme de catastrophe", a averti le commissaire.

Voici plutôt la marche à suivre si vous voulez aider.