Le lancement d'une procédure Renault a été annoncée lundi soir lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, indique mardi Roland Cracco, CEO du groupe Interparking. Nonante-cinq gardiens de parking pourraient perdre leur emploi. "Trois exploitations sont ciblées: Zaventem, d'abord où le trafic aérien tourne au ralenti et où l'on on ne voit pas de reprise à court ou moyen terme. Bruxelles est également pointée car la ville est fortement impactée par la Covid-19. Les fonctionnaires européens n'y sont plus très actifs et les navetteurs ont déserté la place, préférant le homeworking. Il faut aussi considérer la politique de mobilité établie en ce moment dans la capitale (réduction des accès en ville, fermeture du Bois de la Cambre, 40km de voie de circulation transformés en pistes cyclables, annonce d'un péage urbain...) et qui décourage les venues et les déplacements sur Bruxelles", constate Roland Cracco.

Enfin, la zone d'Anvers est également problématique. "Le couvre-feu a diminué l'attractivité de la ville", poursuit le CEO.

La pandémie de coronavirus a conduit Interparking à prendre ces mesures mais l'évolution de la digitalisation est également en cause, "puisque l'on peut maintenant gérer des parkings à distance".

"La procédure Renault va s'engager dans le strict respect de la concertation sociale", précise le CEO. Les négociations avec les partenaires sociaux devraient commencer début novembre et s'étaler sur plusieurs semaines.

"Pour les organisations syndicales, cette annonce est une grosse claque et l'organisation en front commun se fera malgré la situation liée à la crise du Covid", commente Corinne Martin, permanente CNE.

"Interparking a recouru massivement au chômage temporaire depuis le début de la crise sanitaire, parfois de façon arbitraire puisque certains employés n'ont pas pu revenir travailler depuis 6 mois. L'entreprise se repose donc beaucoup sur l’État et elle a payé cette année les dividendes à ses actionnaires", ajoute-t-elle.

Le groupe belge Interparking est actif dans 450 villes réparties au sein de 9 pays en Europe. Le groupe emploie 360 personnes en Belgique et 2500 au total.

Roland Cracco, CEO du groupe Interparking
Roland Cracco, CEO du groupe Interparking © Alexis Haulot