Si une menace devait apparaître, différentes mesures de protection contenues dans une "boîte à outils nucléaire" sont prêtes à être mises en œuvre. La sous-commission a tenu sa réunion à la demande du groupe Ecolo-Groen à la suite des tirs sur la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine. Quelques jours plus tôt, c'était la centrale de Tchernobyl qui tombait sous contrôle russe. Ces événements ont provoqué un afflux chez les pharmaciens de citoyens pressés de se procurer les pastilles d'iode fournies par les pouvoirs publics.

Le Centre de crise ne voit pas de raison de paniquer. "Nous avons entamé dès le 24 février l'analyse des risques en Belgique et, jusqu'à présent, nous n'avons pas observé de relèvement de la menace sur le territoire belge", a expliqué le coordinateur de la planification nucléaire d'urgence, Hans De Neef, qui a d'ailleurs rappelé la mise en garde déjà lancée à la population: il n'y a aucune raison de prendre préventivement une pastille d'iode.

La situation en Ukraine est suivie de près, a indiqué l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) sur la base des sept piliers de la sécurité nucléaire établis par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). "Il y a pour le moment de l'inquiétude sur le personnel à Tchernobyl qui depuis deux semaines se trouve sur le site, sans contact avec le monde extérieur. Cela augmente le risque, notamment d'erreur humaine. Qui plus est, le personnel est sous stress constant à cause de la présence d'une puissance étrangère", a indiqué le responsable du service de surveillance radiologique, Geert Biermans.

Mais là encore, il n'y a pas de raison de paniquer, selon l'AFCN. "En cas de panne de courant, des systèmes de back-up prennent le relais et ces générateurs de secours peuvent tourner durant 48 heures", a ajouté M. Biermans.

Si une menace nucléaire était constatée, la Belgique dispose d'un plan d'urgence, comportant une campagne de communication à grande échelle pour informer la population de toutes les manières possibles.