Au total, 32.483 paquets ont été distribués en une journée. Il s'agit du troisième nombre le plus élevé depuis 2018, lorsque le gouvernement a lancé une campagne d'information sur les risques nucléaires et a mis à disposition gratuitement ces pilules dans les pharmacies. 

Jeudi, la Russie a lancé une invasion de l'Ukraine et a mis la main sur la centrale ukrainienne de Tchernobyl, site du pire accident nucléaire de l'Histoire en 1986. Ce passage sous contrôle russe a suscité un intérêt grandissant des Belges pour les comprimés d'iode, craignant les risques nucléaires, a expliqué Michael Storme de l'APB. La ruée s'est encore accentuée depuis dimanche, lorsque le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu'il mettait la "force de dissuasion" nucléaire russe en alerte.

Depuis le printemps 2018, les Belges peuvent se procurer gratuitement des comprimés d'iode en pharmacie. Ces pilules doivent être prises de manière préventive en cas de catastrophe nucléaire, si de l'iode radioactif est libéré, afin de prévenir le cancer de la thyroïde. Les comprimés sont distribués dans un emballage contenant 10 pilules, ce qui suffit à un foyer de quatre personnes.