La vengeance est un plat qui se mange froid. La député wallonne Jacqueline Galant (MR) a suggéré au ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), de démissionner. "Être conséquent avec soi-même", a commenté la libérale sur Twitter, en partageant une intervention du même Georges Gilkinet datant de 2016. Dans cette dernière, l'écologiste, alors député, réclamait la démission de Jacqueline Galant, alors ministre fédérale de la Mobilité. "Mensonge et incompétence: Jacqueline Galant doit démissionner", avait tweeté Georges Gilkinet.


Pour rappel, Jacqueline Galant avait remis sa démission au Premier ministre Charles Michel le 15 avril 2016 dans le dossier Clifford & Chance. Georges Gillkinet, alors député de l'opposition, avait été à la pointe du dossier. La bourgmestre de Jurbise ne l'a visiblement pas oublié...

Cette intervention s'inscrit dans le contexte particulièrement houleux au sein de la majorité fédérale, entre partenaires de la Vivaldi. Le MR et le PS ont tenu des propos très durs ce mercredi à la Chambre contre Georges Gilkinet (Ecolo), le ministre fédéral de la Mobilité, dans le dossier de la fermeture de guichets de la SNCB. Pour rappel, la SNCB a annoncé que des guichets allaient être fermés dans 44 gares belges en 2021. L’écologiste a assuré qu’il était tenu dans ces décisions par un contrat de gestion remontant à 2008.

Le député Michel De Maegd (MR) a estimé hier que la confiance avec le Parlement était rompue et qu'il avait "la preuve que Georges Gilkinet aurait pu annuler la décision de SNCB en travaillant sérieusement ses dossiers."

La vigueur des critiques libérales s'expliquent par une certaine rancœur consécutive à l'opposition très musclée menée par Georges Gilkinet ces dernières années. "Un retour de manivelle", nous indique une source libérale.

Benoît Piedboeuf: " C'était un solide avertissement"

Au-delà des propos de Jacqueline Galant, le groupe MR à la Chambre ne réclame pas la tête du ministre de la Mobilité. "Jacqueline a probablement un compte a réglé car Ecolo a été plus tranchant avec elle dans le passé. La position du groupe MR a été de marquer les incohérences et les inexactitudes", pointe Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR à la Chambre. "Le PS a réagi lui-aussi. Georges Gilkinet a compris le message. On est solidaire au niveau de la majorité et on n’a pas envie de condamner quelqu’un. Sur ce dossier, il aurait pu être plus clair dans ses propos. Il n’y a aujourd'hui plus de place pour une poursuite de cette façon de communiquer. L’humilité ne fait jamais de tort à personne.Ce qui devait être dit a été dit. La marge de manœuvre pour poursuivre sur ce sujet n’existe plus. C’était un solide avertissement."