Belgique

Le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon estime que l'Europe doit rappeler Madrid à l'ordre pour la violence utilisée contre le référendum en Catalogne. Il ne veut pas encore se prononcer sur l'attitude que doit adopter le gouvernement fédéral si les Catalans déclarent unilatéralement leur indépendance. Jan Jambon veut d'abord attendre de voir dans quelles conditions le dossier atterrit sur la table européenne. Le Premier ministre Charles Michel a "parfaitement réagi, comme doit réagir un dirigeant en Europe", a constaté le nationaliste flamand lundi dans De Ochtend sur Radio 1. "Où restent les autres? J'aurais attendu qu'on rappelle à tout le moins l'Espagne à l'ordre."

Jan Jambon n'est pas d'accord avec son collègue libéral Alexander De Croo, qui a prévenu que "le nationalisme exacerbé des deux côtés" ne mènera nulle pas. "Toute idéologie qui s'exacerbe est dangereuse", a estimé le ministre N-VA. "Mais les Catalans essaient depuis des années de lancer le dialogue avec l'Espagne. (...) Cet appel à l'indépendance ne vient pas de nulle part. Je ne suis pas d'accord de le placer dans la catégorie 'nationalisme exacerbé'."

Le risque est grand que les Catalans déclarent très bientôt unilatéralement leur indépendance. "Le gouvernement fédéral a toujours pu prendre une position commune dans tous les dossiers difficiles. Je suppose que nous y arriverons ici aussi", a indiqué le ministre. "Si les Catalans déclarent leur indépendance, cela lancera un processus. Ce n'est pas parce qu'on fait cette déclaration que tout est démêlé. A un certain moment, cela arrivera sur la table européenne. Nous verrons dans quelles conditions le dossier atterrit sur cette table", a conclu Jan Jambon.

Le président du Parlement flamand, le N-VA Jan Peumans, était quant à lui invité sur La Première. Il a qualifié de "lâche, incroyable, anti-démocratique" la réaction musclée du gouvernement espagnol au référendum organisé par les autorités catalanes. Il a salué le tweet du Premier ministre belge. "Mes félicitations à Charles Michel d'avoir réagi comme cela", a-t-il indiqué, avant de noter que "le deuxième pas serait de chercher le dialogue entre le gouvernement catalan et Madrid".