Belgique

Interview du ministre sortant. Qui se dit, entre autres confidences, plutôt favorable à la tenue d'élections anticipées...

Pendant plus de quatre ans, Jan Jambon a dû arrondir les angles, définir les accommodements qui allaient permettre à la suédoise de fonctionner. C’était bien son rôle : celui de vice-Premier ministre. Il l’a accompli avec loyauté. À plusieurs reprises, il a accepté de mettre de côté le programme nationaliste flamand. Mais la N-VA a quitté le gouvernement fédéral avant son terme et Charles Michel a besoin de son appui à la Chambre pour permettre à la jeune Orange bleue (MR/Open VLD/CD&V) de survivre. Ce soutien extérieur aura un prix. Et il sera élevé. Entretien.

Comment s’est déroulé l’annonce de votre démission à votre cabinet ?

"Nos collaborateurs devaient être partis en trois jours, remplir les cartons, vider les bureaux... Lundi matin, je les ai rassemblé pour leur expliquer la décision et pour leur dire qu’ils auraient un outplacement. Ceux qui sont là depuis le début du cabinet auront 5 mois sans perte de salaire garantis. Et avec le marché du travail actuel, ça devrait aller. Mais, c’était une ambiance de fin de camp de scouts : tout le monde s’embrassait, pleurait. On quitte une famille."

Quel a été votre souvenir le plus marquant durant la législature ?

"Posez la question, c’est y répondre : les attentats du 22 mars."

Quelles sont vos relations avec Charles Michel ?

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