Belgique "Pour combler le trou budgétaire, il faut d’abord mettre plus de gens au travail."

Les réformes fiscales que vous proposez, couplées à un retour rapide à l’équilibre budgétaire, vont imposer des économies très importantes. Où les trouver selon vous ?

"Il faut d’abord mettre beaucoup plus de gens au travail. En Flandre, nous avons entre 73 et 75 % de population active. Si l’on pouvait arriver à ce résultat en Wallonie et à Bruxelles, on aura déjà comblé une bonne partie du trou budgétaire… Les offres d’emploi sont là et c’est pour cela qu’il faut par exemple limiter dans le temps les allocations de chômage. Second élément : il faut continuer à moderniser l’État. Durant la prochaine législature, il faudra automatiser les processus en matière de sécurité sociale, par exemple. Avec les technologies existantes, on pourrait faire de grandes économies à ce niveau. Les syndicats ne doivent plus verser les allocations de chômage. Quelle est la valeur ajoutée de cela ? Cela coûte beaucoup d’argent et cela rapporte uniquement aux syndicats. Il faut repenser le fonctionnement et le rôle social des organismes tels que les syndicats et mutuelles."

Stopper les allocations de chômage après quelle durée ?

"Deux ans ! On liera aussi la limite au nombre d’années de travail qui ont précédé. On prévoit également une obligation pour ceux qui n’auraient toujours pas trouvé d’emploi après un certain délai, à suivre une formation dans un domaine où les offres d’emploi sont nombreuses et difficiles à combler. Prenons l’exemple des chauffeurs de poids lourds. Les offres sont nombreuses mais les candidats ne suivent pas. Il faut être détenteur d’un permis C. Je comprends qu’on ne puisse pas investir pour payer les cours de conduite mais si l’État paie la formation, c’est un bon investissement. Tout le monde est gagnant."

Exclure les gens du chômage, ce n’est pas les renvoyer vers les CPAS ?