Les cinq semaines de traque de Jürgen Conings se sont donc achevées de la pire manière qui soit pour sa famille et ses proches.

Dimanche soir, une centaine de ses sympathisants se sont réunis devant la maison communale de Dilsen-Stockem. Ils ont ensuite marché silencieusement jusqu’à la maison où le militaire vivait avec sa compagne Gwendy. Des fleurs et des bougies ont été déposées, dans une ambiance mêlant parfois colère et discours complotistes.

Certains proches de Jürgen Conings ne croient pas, en effet, à la thèse du suicide confirmée par le parquet fédéral. C’est le cas d’une de ses tantes qui refuse de donner son nom. "Je crois qu’il a été assassiné. 500 hommes le recherchent, et un homme finit par sentir un cadavre ? Je n’y crois pas", a-t-elle expliqué à la RTBF. "C’est impossible qu’il se soit suicidé, c’est pour cela qu’on demande une enquête pour savoir ce qui s’est réellement passé. Il a bien sûr été tué. C’est ce qu’on croit encore plus aujourd’hui qu’hier. Tué par qui ? Par tous ceux qui l’ont cherché. Ces cinq cents personnes. Pourquoi ? Pour ramener un terroriste, tiens. Et ce nom de terroriste doit disparaître, car il n’a rien fait à personne."

La compagne du militaire, elle, se refuse à cautionner ce type de discours. Interrogé par la radio flamande, son avocat Bert Partoens a déclaré n’avoir aucune raison de douter de l’enquête. Quant à sa cliente, "elle est partagée entre deux sentiments. D’un côté, elle est soulagée que la situation soit enfin claire. D’autre part, elle est complètement en deuil après ce qui s’est passé".

Deux jours avant la découverte du corps, la compagne de Jürgen Conings a été à nouveau longuement interrogée par la police. Mais "elle n’a jamais été soupçonnée, et n’a rien à voir avec les projets que Jürgen Conings a pu avoir", affirme son avocat.