“On assouplit enfin une règle qui était stupide”, entame-t-il à propos de la fin de l’obligation du port du masque généralisé. “Dans les transports et les zones fréquentées, l’obligation reste et c’est tant mieux. Mais en dehors, cela n’est pas toujours nécessaire. Il faut maintenant dire aux citoyens qu’ils doivent toujours en avoir un à disposition, dans leur poche ou dans leur sac. Il est inutile de le porter en permanence en rue mais, si jamais on traverse une zone fort fréquentée, chaque citoyen doit être en mesure de le dégainer”. Ce sont désormais les bourgmestres qui vont décider de l’obligation ou non sur leur territoire. M. Gala plaide ici pour un accompagnement des autorités locales par une sorte de conseil médical ou scientifique, qui puisse guider les édiles locaux dans leurs décisions.

Responsabiliser le citoyen

Le principe de la bulle a quelque peu évolué. Les nouvelles modalités de restriction des contacts laissent le médecin dubitatif. Il doute de l’adhésion de la population. “Je pense qu’il faut surtout insister sur la responsabilisation du citoyen, mais ne pas s’embarquer dans des calculs mathématiques que personne ne comprend. Le message est clair : limitez au maximum vos contacts !”, insiste-t-il.

Parmi les grandes annonces, la quarantaine passe à sept jours à partir du 1er octobre, contre quatorze aujourd’hui. “C’est une excellente nouvelle”, souligne le Dr Gala. On sait que la propagation du virus diminue dans les premiers jours et devient très faible à partir du quatrième et du cinquième jour. Maintenir les quatorze jours d’isolement était intenable dans un contexte où les quarantaines se multiplient. Surtout pour ceux qui ne pouvaient pas effectuer de télétravail.

Saluer les mesures

Plus globalement, l’infectiologue, habituellement critique envers les décisions prises par les autorités sanitaires, se veut ici positif. “On voit que la tendance générale des mesures prises par Sophie Wilmès et le CNS, est de responsabiliser les citoyens. On ne peut que l’en féliciter. Même si certaines incohérences demeurent, à l’instar de la distinction différenciée pour les événements professionnels et privés, il faut arriver à faire confiance aux citoyens et ouvrir certains secteurs économiques.