"On n'acceptera pas un baromètre à n'importe quelle condition", a averti M. Jeholet lors de la séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

"On sera attentif aux différents indicateurs. Il faut éviter d'avoir des seuils qui nous empêchent d'assouplir rapidement si la situation sanitaire le permet. (...) Si l'on estime que ce baromètre est trop restrictif, on aura toujours la possibilité de dire (au prochain Codeco, ndlr) qu'il n'y a pas consensus sur cet outil", a-t-il assuré devant les députés.

"Ce baromètre, c'est un outil parmi d'autres, et pas la solution miracle car la situation est en constante évolution", a ajouté M. Jeholet.

Les ministres-présidents des entités fédérées et le Premier ministre Alexander De Croo doivent se réunir jeudi soir au sujet de ce baromètre.

Ce plan de gestion de crise, qui doit permettre davantage de prévisibilité des mesures à l'avenir, devrait être entériné lors du prochain Comité de concertation, déjà programmé mercredi prochain, selon M. Jeholet.

Accusé mercredi par l'opposition d'avoir "capitulé" lors du Codeco du 22 décembre qui avait décidé de fermer les lieux culturels, le ministre-président a livré aux députés les éléments de contexte qui ont mené à cette décision polémique.

Selon M. Jeholet, les rapports des experts soumis en amont de ladite réunion annonçaient une "explosion" des contaminations et des admissions à l'hôpital, de même que le risque de voir le variant Omicron toucher peut-être davantage les enfants que les variants précédents.

"Alors, oui, les experts n'ont pas demandé la fermeture du secteur culturel. C'est vrai. Mais, ils disaient que si les contaminations augmentaient pendant trois jours consécutifs, il faudrait alors imposer un lockdown complet!", a confié le Hervien.

Les membres du Codeco se sont dès lors retrouvés devant un choix assez simple: soit prendre des mesures restrictives ciblées tout de suite. Soit ne rien faire dans l'immédiat, mais prendre le risque de devoir tout fermer en cas d'envolée des infections.

C'est dès lors la première option qui a été retenue, avec aussi l'objectif de pouvoir assurer une reprise complète de l'école dès le 10 janvier, a encore expliqué le ministre-président.

"Je me suis battu pour qu'il y ait une exception culturelle (dans les décisions prises le 22 décembre, ndlr), mais je n'ai pas été suivi...", a-t-il déploré.