Dans le courant de cette année, au parc scientifique Tech Lane de l'université de Gand, démarrera la construction du premier site de production de thérapie cellulaire de Janssen Pharmaceutica.

Il s'agit d'une thérapie CAR-T, une forme d'immunothérapie. Elle consiste à prélever des globules blancs chez des patients afin de les modifier génétiquement pour s'attaquer spécifiquement à la tumeur. Une fois modifiées, ces cellules seront réintroduites dans la circulation sanguine du patient.

Le candidat-traitement est développé en partenariat avec l'entreprise chinoise Legend Biotech, cotée sur à la bourse technologique américaine Nasdaq. "Notre partenaire chinois souhaitait collaborer avec nous en raison de notre échelle et de notre force de frappe. Legend Biotech commercialisera le traitement sur le marché chinois, et J&J dans le reste du monde", explique Kris Sterkens, CEO de Janssen Pharmaceutica en Belgique.

J&J a introduit, fin avril, une demande d'approbation de la thérapie cellulaire en question auprès de l'Agence européenne des médicaments (AEM) et s'attend à recevoir son feu vert à la mi-2022.

"Le choix de Gand, pour lequel notre partenaire chinois avait également son mot à dire, se fonde entre autres sur l'espace disponible, le coût du lieu ainsi que l'écosystème, les talents et l'accessibilité au niveau local. Le fait d'avoir décroché un tel dossier est tout simplement fantastique pour nous, mais également pour la Belgique", assure M. Sterkens.

J&J ne souhaite pas chiffrer le montant de l'investissement "très élevé" à Gand.

L'entreprise recrute déjà du personnel et espère obtenir des aides publiques.