Le bulletin est mauvais; les conclusions de l'audit ne sont pas flatteuses

NAMUR Les événements de ces derniers mois ont touché le secteur agricole de plein fouet. Il y a encore près de 20.000 agriculteurs en Wallonie, et quatre sur cinq élèvent du bétail. La crise actuelle est l'une des plus graves qu'ils aient connue, les prix sont en chute libre. En toile de fond de leurs revendications, leur message est clair: `Le boeuf wallon est sain, dites-le!´

Message reçu 5 sur 5 par José Happart qui, au-delà de la vaste campagne de communication dont nous parlons par ailleurs, envisage une réforme en profondeur de l'Orpah, l'Office régional wallon des produits agricoles et horticoles, dont le fonctionnement a été passé au peigne fin.
Vous avez commandé un audit de l'Orpah. Quelles sont les conclusions de ce rapport?
`Ce n'est pas brillant. Les conclusions ne sont vraiment pas flatteuses pour l'Orpah, et il apparaît clairement qu'il faut entamer une réforme en profondeur.´
Qu'est-ce qui ne va pas?
"En parcourant les conclusions de l'audit, on se rend compte que l'Orpah ne fait pas suffisamment de promotion pour les produits wallons. Et quand elle les promotionne, elle n'insiste pas assez sur leur qualité. Demain, il s'agira d'être performant. Je veux une adéquation entre les moyens mis à disposition de l'Orpah, et les résultats obtenus, en matière d'image des produits wallons. Nous allons vers un projet nouveau. en matière de valorisation. Des moyens beaucoup plus importants seront affectés à l'organisation de la promotion et la commercialisation de produits spécifiques.´
Vous parlez d'une réforme en profondeur. Il faut modifier les structures internes?
`En terme d'organisation, il y a une sorte d'affrontement entre la coordination publique, et ce qu'on appelle la cotisation du secteur. Le secteur public, qui accorde la moitié de ses moyens à l'Orpah n'est représenté qu'à hauteur de 25 % au sein du Conseil d'administration. Le reste, ce sont des syndicats, des associations. Ce n'est pas normal. Il faut donner davantage de poids, de pouvoir, de représentativité au secteur public, et repenser en profondeur ce qu'on appelle les filières, les faire sortir de leurs ornières. Le système de filières consiste à dire ceci, par exemple: si le secteur du lait cotise pour 100 F (2,48), il veut retrouver la somme équivalente en matière de publicité. Conséquence: la place manque pour la promotion d'autres produits.´
Bref, l'Orpah peut mieux faire, tant au niveau de ses structures que la mission qui lui a été octroyée...
Oui, et c'est une des tâches prioritaires à laquelle nous allons nous atteler. Ce sont des décisions politiques qui seront peut-être difficiles à prendre, mais nous les prendrons, car l'année 2001 sera cruciale.´

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