Belgique

"La source de l'espérance se trouve là même où tout espoir est perdu", a indiqué samedi le cardinal Jozef De Kesel lors de son homélie de la veillée pascale à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles.

 Face à la violence, l'injustice et la pauvreté dont des personnes sont victimes dans notre société actuelle, le cardinal De Kesel a appelé à ne pas perdre espoir. "La réalité parfois si dure et cruelle n'est pas niée: que ce soit la pauvreté et la situation sans issue de tant de personnes, de tant de gens sur le chemin de l'exil, tant de violence et d'injustice dont beaucoup sont encore les victimes. Y compris au sein de l'Eglise où des enfants et des femmes ont été victimes d'abus qui ont profondément atteint sa crédibilité. Que de mal peut être fait aux êtres humains et combien ceux-ci peuvent causer la mort de leurs semblables. Pourtant tel est le message de Pâques: la puissance du mal et de la mort est brisée", a-t-il souligné.

"La foi pascale est une protestation éclatante contre ce pessimisme résigné. Elle est la négation même de la puissance du destin. Ce monde n'est pas sans Dieu. Il n'est pas le résultat d'un destin aveugle. Partout où on s'oppose au mal et à l'injustice, dans ou en dehors de l'Eglise, la résurrection est en train de se réaliser. Partout où les pauvres et les désespérés ne sont pas abandonnés à leur sort, partout où l'on résiste à toute forme d'égoïsme ou au repli sur soi, où des individus et des peuples, des religions, aussi différentes soient-elles, ne se considèrent plus comme des rivaux mais acceptent de se tendre la main, de se rencontrer et de rechercher la paix, dans ces lieux là l'Esprit de Dieu qui suscite la vie, est à l'œuvre aussi discrètement que ce soit", a-t-il conclu.

A Pâques, le cardinal présidera la célébration pascale à 10h30 à la cathédrale Saint-Rombaut à Malines.