L'association Animal Rights, qui a filmé les mauvaises pratiques de l'abattoir, s'est portée partie civile et a exigé 1.001 euros de dommages et intérêts. Sur les vidéos réalisées en septembre 2017 par Animal Rights, on apercevait les animaux être chassés vers leur box à coups de bâton et recevoir des décharges de taser. Du box, les animaux avaient vue sur l'abattage de leurs semblables et percevaient la façon dont ces derniers étaient suspendus et égorgés. Régulièrement, ils n'étaient pas complètement anesthésiés avant leur mise à mort.

Le dossier a été présenté lundi devant le tribunal correctionnel d'Ypres. Pendant l'audience, une dizaine de militants portant des banderoles se sont tenus devant le palais de justice d'Ypres, pour attirer l'attention sur la souffrance animale.

Animal Rights a demandé un dédommagement moral de 1 euro ainsi qu'un dédommagement matériel de 1.000 euros. "C'est une affaire symbolique pour nous", a déclaré l'avocat Anthony Godfroid. "Le législateur flamand dit qu'il est interdit d'abattre sans anesthésie, mais cela ne s'applique pas seulement à l'abattage religieux." L'organisation de défense des animaux soutient que les poursuites judiciaires sont la seule façon de combattre la souffrance animale dans les abattoirs tant qu'il n'y a pas de caméras dans les abattoirs.

Le ministère public a demandé que les images ne soient pas exclues du dossier et a requis une amende de 16.000 euros à l'encontre de l'entreprise et de 12.000 euros pour le gérant.

"Le stress des animaux affecte la qualité de la viande. Mon client contrôle 40% du marché et travaille avec les principaux acteurs (du secteur). Il est dans son intérêt que les animaux soient abattus de la manière la plus indolore possible", a pour sa part déclaré la défense.

Jugement le 22 février.