Les mesures de reconfinement partiel ne suffisent pas et il faut reprendre rapidement les tests des asymptomatiques à haut risque, ajoute-t-elle. "Il y a urgence." L'académie rappelle que les porteurs asymptomatiques du virus contribuent à perpétuer la pandémie et souligne qu'ils doivent donc pouvoir recevoir un diagnostic ainsi que des soins en 48 heures. "Toute personne asymptomatique ayant eu un contact à haut risque avec un patient Covid-positif doit pouvoir être testée", explique le Pr. Jean-Michel Foidart, secrétaire perpétuel de l'ARMB. "Sans cela, le tracing ne peut être efficace."

L'académie, qui se base sur les connaissances scientifiques les plus récentes, recommande également le recours aux tests antigéniques rapides pour les patients dont les symptômes sont apparus dans les quatre jours avant la consultation, en particulier lorsqu'un résultat de test par prélèvement naso-pharyngés (RT-PCR) de référence ne peut être fourni en moins de 48 heures.

L'ARMB ajoute que des études internationales confirment la fiabilité suffisante des tests antigéniques lorsque la charge virale est élevée. "Au besoin, un test RT-PRC sera prescrit pour confirmer un résultat négatif", poursuit-elle.

Elle recommande par ailleurs l'utilisation des tests salivaires par gargarisme et leur remboursement pour les patients symptomatiques pour qui le test naso-pharyngé est difficile ou impossible.

Il faudra également maîtriser la sortie du reconfinement partiel pour éviter une troisième vague, souligne le Pr. Michel Goldman, immunologue à l'ULB. "Le défi est considérable, d'autant qu'il devra être relevé alors que chacun aspirera à célébrer Noël et fêter l'année nouvelle. Il sera essentiel d'identifier beaucoup plus efficacement les porteurs du virus pour les isoler de la population saine."

Les gouvernements doivent dès lors s'accorder pour commander dès maintenant les tests rapides nécessaires, programmer leur distribution et organiser leur utilisation par du personnel formé, ajoute-t-il.