L'animateur de radio Vinz, très populaire auprès des adolescents, a été arrêté par la police à Blankenberge. Alors qu'il passait un petit séjour avec sa famille sur la Côte belge, tout ne s'est pas passé comme prévu comme il l'explique au micro de Vews.

"Je me déplace vers les toilettes et je vois des jeunes qui sont interpellés par la police. Ils sont plusieurs policiers autour d'une bande de jeunes (...) je décide alors de prendre mon téléphone et de filmer la scène car j'entendais du bruit."

L'animateur explique ensuite que le ton a commencé à monter entre les jeunes et les policiers et qu'une policière aurait lancé un "Crapules" à ce fameux groupe. Un mot fort selon Vinz qui a été demander des explications au commissaire de police. "Pourquoi vous avez été traiter ces personne de crapules il y a quelques instants?", demande l'animateur en français puis en néerlandais. Une question restée sans réponse.

Quelques minutes plus tard, un policier est venu trouver Vinz afin de lui demander d'arrêter de filmer et pour contrôler son identité. Chose que l'animateur radio a protesté devant les policiers.

"Pour quel motif ? C'est nécessaire à partir du moment où vous avez un motif. Je fais mon travail de journaliste", peste Vinz face au policier qui explique ensuite face à Vews que ce n'était pas un problème pour lui de donner sa carte d'identité aux forces de l'ordre, mais qu'il voulait avant tout connaître les raisons de ce contrôle.

"Ensuite le ton monte et ça s'énerve. A un moment donné on me pousse par l'arrière, on commence à me bloquer le bras. Je tiens mon téléphone et je filme toute la scène." La police est ensuite parvenue à prendre le GSM des mains de l'animateur qui a été menotté et emmené dans le combi. Là, les policiers auraient fait preuve de racisme. "J'ai entendu des choses qui ne m'ont pas fait plaisir. Des zwet ou des zwart machin (...) je me suis dit que ce n'était pas possible, qu'on ne pouvait pas me faire ça à moi, pas dans le pays où je suis né", explique notamment Vinz.

Une fois au poste de police de Blankenberge, tout est redevenu plus calme. "J'ai été relâché immédiatement. On a pu discuter", s'étonne Vinz qui pense qu'il a pu jouir de plusieurs privilèges de par sa popularité en Belgique et en France. "Je me retrouve dans une situation où j'ai de la chance", commente-t-il.

Par après, Vinz a pu rencontrer la bourgmestre de Blankenberge Daphné Dumery et le chef de corps de la police pour éviter que ce genre d'arrestation n'arrive encore en Belgique, en voulant prôner la communication avant les menottes. Une initiative émanant de l'animateur a alors été mise en place et une dizaine de jeunes Bruxellois bilingues ont été recrutés et envoyés à la Côte pour faire de la prévention et rétablir la communication.