"Vous, qui avez 100, 1 000, 10 000, 100 000 followers sur FB, Insta ou par ici (sur Twitter, donc, NdlR). Vous qui voyez du monde tous les jours, sur le terrain, aidez-nous, aidez-vous ! Il est #minuitmoinsune votre influence peut sauver des vies, nos hôpitaux sont au bord du gouffre. Vous êtes les meilleurs experts, les meilleures expertes des codes qui nous échappent, des manières de dire, des manières de convaincre celles et ceux qui vous écoutent. Faites-le avec votre talent, votre conviction, vos mots. Il est #minuitmoinsune, c’est maintenant. Aidez-nous à faire comprendre que renoncer à une fête, ce n’est pas renoncer à la vie, à l’amitié ou à l’amour. Que c’est temporaire, ça passera, que c’est protéger les plus faibles en bout de chaîne, que c’est faire preuve de lien, d’humanité. Aidez-nous à dire que le masque est la capote du corona. Un truc idiot, un truc pas cher, un truc pas beau, un truc qu’on a dans la poche et qu’on sort quand on aime ou respecte celui ou celle à qui on parle. "

Marius Gilbert s’est adressé simplement et directement aux jeunes via ce message publié ce vendredi sur Twitter. Loin des messages parfois difficiles à comprendre ou à expliquer du Comité de concertation, loin des messages anxiogènes de certains confrères, l’épidémiologiste de l’ULB a voulu s’adresser directement aux influenceurs, à ceux qui parlent tous les jours aux plus jeunes et dont le message est beaucoup plus adapté que celui du gouvernement.

On ne sait pas quel effet aura ce message dans les semaines à venir, mais force est de constater qu’il a touché des milliers de personnes. Sur tous les réseaux sociaux, le texte a été partagé des dizaines de milliers de fois, soit plus que les messages officiels publiés ces derniers jours.

Cela ne changera pas tout et ne réglera pas la crise que nous vivons, mais en cassant les codes, Marius Gilbert a visé juste pour faire passer le message. Et si les décideurs politiques s’en inspiraient dans les jours à venir ? Cela ne coûte rien d’essayer.